Les Tribus Maasais

Les Maasaïs, un peuple coloré de bergers, vivent dans les vastes étendues de la vallée du Rift,  leur mode de vie ressemble beaucoup à celui de leurs ancêtres. Ils parcourent de longues distances en quête de pâturages verdoyants et de sources pour leur bétail et font paître leurs bêtes au milieu des troupeaux de gnous, de zèbres, de girafes et d’autres animaux des plaines qui partagent leur territoire.

Les Maasaïs croient que tout le bétail de la terre leur appartient. Cette croyance tire son origine de la légende selon laquelle Dieu avait trois fils, à chacun desquels il a donné un présent. Le premier a reçu une flèche pour chasser, le deuxième une houe pour cultiver, et le troisième un bâton pour mener le bétail. Ce dernier fils, dit-on, est devenu le père de la nation maasaï. Même si d’autres tribus possèdent du bétail, les Maasaïs pensent qu’ils en sont fondamentalement les propriétaires. . Dans leurs chants, ils décrivent la beauté de certains éléments du troupeau et expriment l’affection qu’ils leur portent.

Les habitations maasaïs, traditionnellement construites par les femmes, sont formées de branchages et d’herbes entrelacées, puis recouvertes de bouse de vache. Rondes et allongées, elles sont disposées en un grand cercle de façon à protéger un kraal intérieur où dort le bétail. L’ensemble est entouré d’une palissade de branches épineuses qui protège les Maasaïs et leur bétail des hyènes, des léopards et des lions.

Grands, élancés, les traits fins, les Maasaïs sont un peuple distingué. Leur habillement est admirablement coloré. Ils enroulent autour de leur corps un tissu teint en rouge vif et en bleu éclatant.

Les femmes se parent ordinairement de colliers qui ressemblent à de larges plateaux et portent des bandeaux de perles de toutes les couleurs. Parfois, elles entourent leurs bras et leurs chevilles de larges bandes de fils de cuivre. Les hommes comme les femmes allongent souvent le lobe de leurs oreilles en les ornant de lourdes boucles d’oreilles et d’objets en perles. Ils ont l’habitude de mélanger l’ocre, un minéral rouge réduit en poudre fine, avec de la graisse de vache, et ils se l’appliquent artistiquement sur le corps.

  

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