L’ascension du Kilimandjaro ne nécessite aucune technique, tout le parcours s’effectuant sur sentiers. L’arête sommitale peut présenter quelques courts passages sur névés faciles où la trace sera faite.Vous devez etre en bonne condition physique: bon marcheur, vous avez une bonne expérience de la randonnée en moyenne montagne, et vous entretenez votre forme par la pratique d’un sport: course à pied, natation ou vélo. Le meilleur conseil que l'on puisse donner est de commencer à s'entrainer 6 ou 7 mois avant le départ en faisant des marches ou des courses à pied régulières et en augmentant progressivement la durée.
Temps de marche moyen de 8 heures par jour. Dénivelé positif journalier moyen des cinq journées d’ascension: 1250 mètres de montée. Rythme en montée: 250 mètres de dénivelé par heure en moyenne montagne et 200 mètres par heure au-dessus de 4500 mètres d’altitude. Parmi tous les trekkers qui tentent l'ascension du Kilimandjaro, la proportion de ceux qui atteignent le sommet est faible (moins de la moitié). C'est parfois parce que l'on a sous estimé la difficulté, mais c'est le plus souvent parce que l'on n’a pas respecté quelques règles simples, mais essentielles, de la progression en haute montagne, pour éviter les effets néfastes dus à l'altitude le mal aigu des montagnes.
Avoir un rythme très lent, même de façon exagérée de façon à ne jamais se fatiguer.Boire beaucoup, même s'il l'on n'a pas soif. Ce sont les règles essentielles pour la réussite de l’ascension, qu’il faut respecter scrupuleusement pour atteindre le sommet dans de bonnes conditions. En revanche, sur le plan physique, une bonne préparation est indispensable : si vous êtes en bonne condition physique, cette randonnée vous paraîtra facile, et vous n'éprouverez peu ou pas de fatigue. Ceci étant, des personnes de plus de 60 ans atteignent fréquemment le sommet sans entraînement alors que des coureurs entraînés échouent, faute de précautions. En effet, pendant toute la randonnée, et ce dès le 1er jour, il est indispensable de ne jamais aller trop vite, de ne jamais se fatiguer ! Il faut toujours être vigilant à ne jamais accélérer, car le temps de récupération est beaucoup plus important qu'en bas. Marchez donc très lentement, même si vous avez la sensation de pouvoir marcher beaucoup plus vite. Les journées sont suffisamment longues, vous avez tout votre temps ! C'est d'ailleurs certainement parce qu'ils ne sentent pas leur fatigue, que les jeunes gens bien entraînés sont plus souvent victimes du mal des montagnes, que des personnes plus âgées et plus lentes. Pour l'ascension finale, n'hésitez pas à faire ralentir votre guide, même si le rythme est déjà lent, même s'il vous semble ridiculement lent. Il est essentiel de ne pas se fatiguer.
Pensez à en parler à votre médecin traitant. Le mal aigu des montagnes se manifeste progressivement (ou simultanément) par des maux de têtes, des insomnies, la perte d'appétit, puis par des nausées, enfin par des oedèmes cérébraux et pulmonaires. La première des précautions est de correctement s'alimenter en eau :
Il faut boire au minimum 3 à 4 litres d'eau par jour, même si l'on n'éprouve pas de soif Si l'un des symptômes se manifeste, vous pouvez prendre en prévention de l'aspirine. Vous pouvez également prendre des somnifères légers qui vous aideront à mieux vous reposer , notamment pour la nuit avant le sommet. Sachez cependant que le mal des montagnes n'est pas instantané. Il y a un décalage entre la progression et les effets de l'altitude. C'est la raison pour laquelle nous effectuons la descente rapidement après l'ascension de façon à éliminer totalement les effets de l'altitude.
Un sac de voyage ou un grand sac à dos, qui doit contenir vos affaires de façon étanche (dans des sacs plastiques par exemple). Ce sac sera confié chaque matin aux porteurs. En général, trois porteurs par personne sont prévus ; chaque porteur pouvant porter un poids maximum autorisé de 18 kg. Donc au total 54 kg par personne ; mais ce total inclus vos affaires personnelles et les affaires collectives (nourriture, tentes, matériel de cuisine…). Limitez donc le poids de votre sac à 10 kg.
Une pharmacie personnelle indispensable : vos médicaments habituels + votre traitement anti-paludéen, pastilles pour l'eau (micropur), aspirine, antiseptique intestinal (type intetrix), antibiotique à large spectre, antidiarrhéique (type immodium), collyre, répulsif anti moustique, gaze, élastoplast, compresses etc. éventuellement : diamox (médicament de prévention contre le mal des montagnes, anti-nauséeux (primpéran), pommade anti-inflammatoire (percutalgine), coramine glucose.